| Le 10 janvier au Bénin |
C’est désormais officiel, le 10 janvier de chaque année est retenu pour célébrer la fête des religions traditionnelles ou endogènes.
Commémorée pendant des années officieusement, les députés ont fini par lui donner une existence légale en votant le texte de loi y relatif. Mais qu’est-ce que le vodoun pour faire peur à beaucoup de Béninois surtout les plus jeunes ?
Samedi 10 janvier, le Bénin tout entier va vibrer au rythme du culte traditionnel vodoun. Une fois encore, la tradition sera respectée. Un seul jour de l’année pour les religions endogènes et des voix ne cessent de décrier en sourdine l’initiative.
Et pourtant, les religions révélées que sont le christianisme et l’islam ont de nombreux jours réservés à la célébration de plusieurs fêtes avec en prime des jours de congés ou des jours fériés chômés et payés. Et ces fêtes sont célébrées avec le faste que chacun leur donne en fonction de leur bourse. Ces religions sont religions exogènes imposées par le colonisateur et les conquistadores musulmans qui, « pour se réserver leur place au paradis ont pratiqué selon leur compréhension de la chose, la djihad ».
Est-ce un crime aujourd’hui que de commémorer la religion endogène ? Pourquoi une frange de béninois s’oppose t-elle à cette manifestation et aurait souhaiter tout simplement la disparition pure et simple de la religion traditionnelle ?
Que font-ils alors du droit à la différence religieuse, cultuelle et culturelle ? Si les colons n’étaient pas arrivés à nous coloniser et évangéliser, qu’adorerions-nous ?
La guerre des religions n’aura pas lieu au Bénin. Il cependant bon d’inviter un pan des critiques de la religion traditionnelle à cesser avec leur hypocrisie. Ils savent emprunter en cachette les chemins tortueux qui mènent chez ces garants de la tradition qu’ils vouent officiellement aux gémonies. En leur sein, des pasteurs évangéliques et méthodistes, des prêtres catholiques, des membres du clergé musulman. Cela s’appelle du syncrétisme et relève d’une question de choix personnel. Combien sont-ils pas ces fidèles qui ont été sortis d’une église ou d’une mosquée en toute urgence pour offrir leur corps à des rituels traditionnels ?
Le plus important est qu’aujourd’hui, chaque Béninoise et chaque Béninois s’identifient par rapport à la religion de son choix. Qu’ils la pratiquent vertueusement et ne cherchent pas à dénigrer la religion traditionnelle comme étant une émanation diabolique.
C’est à croire que, Dieu a confié le monde noir à Satan pour qu’il passe un sale temps spirituel !
K M S
Le 09/01/2009
|
| Ajoutez vos commentaires sur cet article |
|
|
Site indisponible !
|
| A la une |
 |
|