
Par courrier en date du 18 septembre dernier adressé au Directeur du Cabinet BEKOLO & PARTENERS, M. Emile BEKOLO, cabinet ayant piloté la mission d’audit commanditée par le Conseil d’Administration du Fagace, Libasse Samb reconnaissait non seulement le détournement de la rondelette somme d’un (1) milliard de FCFA mais proposait par la même occasion une modalité de règlement de ladite somme.
Bien que le dernier acompte (200 millions de FCFA) devrait être versé le 15 novembre prochain, Libasse Samb continue de faire montre d’un dilatoire à nul autre pareil. Car au moment où nous mettions sous presse, les acomptes du 25 septembre, du 15 octobre et du 30 octobre 2009 n’ont pas été versés. Par rapport au non respect de cet engagement personnellement et librement consenti mais non tenu par Libasse Samb, il peut être poursuivi devant les tribunaux. En attendant que les voix les plus autorisées ne se saisissent de se dossier, il serait déjà propice qu’une enquête soit menée en bonne et due forme pour évaluer le prix réel des biens immeubles déclarés par l’intéressé comme gage. Il ne serait pas surprenant de constater que là encore, Libasse Samb a fait preuve de duperie.
L’un des aspects du comportement criminel e l’ex-Dg du Fagace réside dans ce que représente réellement le milliard de FCFA détourné. Selon nos investigations, il représenterait la contribution du Burkina Faso et du Rwanda au Fagace ou encore 15% du budget salarial mensuel du Togo. Par ailleurs, et c’est là que le gouvernement de Boni Yayi (Photo) est interpellé et que les contribuables béninois doivent se mobiliser pour sauvegarder les intérêts socio-économiques du pays, par leurs actes de prédation, Libasse Samb et ses thuriféraires ont contribué à mettre en péril la vie de milliers de retraités béninois. En effet, selon les conclusions du rapport d’audit, la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) du Bénin a mis à la disposition du Fagace 4 milliards de FCFA qu’elle n’arrive toujours pas à récupérer.
C’est le lieu de reconnaître la perspicacité et la sagesse du Conseil d’Administration du Fonds qui a osé prendre la décision de la suspension de Libasse Samb de la tête de l’institution. Par cet acte de salut public, l’indélicat ex-Dg a été mis hors d’état de nuire. Et si sa responsabilité est entière dans l’affaiblissement du Fagace et qu’il ne reste qu’à l’établir au plan pénal, ce qui ne saurait d’ailleurs tarder, il ne paraît aussi opportun de s’intéresser à ce qui adviendrait de ses deux plus grands complices que sont Magaye gaye, le maître à penser et Alexandre Abou Boka, le chargé des basses manœuvres.
Faustin B. ADJAGBA
Le 16/11/2009