Face au mutisme du gouvernement de satisfaire les revendications des agents de santé qui ont marqué depuis quelques jours, un arrêt de travail de 72 heures, ces derniers menacent de paralyser les administrations sanitaires pendant 96 heures sans service minimum. Cette menace risque d’engendrer un soulèvement de la part des citoyens qui en ont assez de continuer à être à l’actif de la mort.
(Photo ministre de la Santé)
Jeter aux placards les blouses et paralyser les administrations hospitalières pendant 96 heures sans service minimum. Ce sont là les nouvelles armes qu’entendent affûter désormais contre les autorités gouvernementales, les agents de santé des hôpitaux publics pour se faire entendre. En effet ce qui fâche ces derniers, c’est le mutisme dont fait montre l’autorité face aux nombreuses revendications qu’ils brandissent depuis fort longtemps.
Au nombre de celles-ci figurent, entre autres, selon les déclarations du secrétaire général de la Syntrasech, Souley Salako, les primes de risque, le reversement de certains agents de la santé dans la fonction publique et la modernisation du système sanitaire. Comme pour démontrer sa mauvaise foi et confirmer tout le mal qu’on pense de lui, le gouvernement a, à travers son ministre de la santé, exaspéré ces grévistes en leur récitant, en lieu et place des mots d’encouragements, des versets bibliques alors même qu’il avait accusé un grand retard à la séance de travail. Cet acte a fait monter d’un cran la colère des grévistes qui étaient déjà exaspérés par les manipulations et intrigues des autorités gouvernementales qui cherchent à tout prix à se dérober à leur devoir : la satisfaire des revendications des travailleurs. Ils promettent de durcir le ton jusqu’à la satisfaction totale de revendications. Mais comme le dit un adage bien connu, « Lorsque deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui en souffrent ». En effet, on enregistre déjà de nombreux cas de décès dans le rang des malades. Et Dieu seul sait combien de citoyens malades vont encore trépasser à cause de ces mouvements de débrayages. Il urge donc que les deux parties mettent de l’eau dans leur vin en allant en entamant des négociations franches et sincères en vue d’une sortie de crise honorable.
Claude AHOVE (Stag)
Le 29/11/2010