L’appel de l’Imam de la mosquée centrale de Zongo aux populations
L’Imam de la mosquée centrale de Zongo a tenu vendredi dernier un sermon sur la préservation de l’environnement, une responsabilité pour tous devant Dieu. C’était en présence du ministre de l’environnement Juliette Biaou Koudénoukpo.
L’Imam, dans son sermon, est parti de l’état actuel de l’environnement. L’environnement, dira-t-il, est tout ce qui entoure l’homme. Selon l’Imam, si l’homme ne commet pas des abus sur l’environnement, il en jouit et y mène une vie saine. Il déplore les agressions contre la nature qui se remarque par sa dégradation et fustige le fait que « la dégradation de l’environnement a atteint une proportion effarante » ce qui amène le ministère de l’environnement à organiser de multiples actions afin de préserver la nature.
La dégradation de l’environnement est source d’énormes perturbations sur le plan de l’économie, de la santé et de culture. Il souligne qu’au Bénin, les problèmes environnementaux sont multiples et multiformes. Au nombre de ses problèmes, la pollution atmosphérique qui provoque des formes variables de cancers, des troubles visuels ; la pollution sonore quant à elle engendre des troubles auditifs et la mauvaise gestion des déchets expose à des maladies gastriques des épidémies, souligne l’Imam.
Après ses explications, l’Imam explique qu’il est important à l’homme de conserver son environnement dans un état sain pour le léguer aux générations futures. De ce fait, la mauvaise exploitation et la dilapidation des ressources naturelles doivent faire objet de répréhension que l’islam ne manque d’ailleurs de faire. Pour l’illustrer, il cite Hadith qui dit « Evitez de commettre les trois grands péchés dont l’auteur est maudit à savoir faire ses besoins auprès des points d’eau sur les voies et dans les endroits ombragés ».
Par ailleurs, l’Imam a expliqué que la relation entre l’homme et l’environnement repose sur trois principes qui sont l’assujettissement de l’environnement, la modération et la proscription des actions qui corrompent la terre. Pour appuyer, il cite Sourate 7 Aayate 56 : « Ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle a été réformée. Invoquez votre seigneur avec crainte et désir ardent. La miséricorde de Dieu est proche et ceux qui font du bien. » Pour finir il dit, « heureux celui qui la purifie mais celui qui la corrompt est perdu.» Sourate 86 Aayate le soleil, versets 9-10.
Kivy AGNIDE (stagiaire)
Le 08/11/2007