1, 2, 3, 4, 5 buts à 1 ! C’est la punition prescrite aux Ecureuils Olympiques hier au Rand Stadium de Johannesburg par les Bébés Bafan Bafana.
Ceux qui ont tôt fait d’affirmer que les Bébés Bafana Bafana (comme on les appelle) qui ont concédé 1 but contre 3 au match aller à Porto Novo, il y a deux semaines, portent leur linceul et qu’à Johannesburg, il ne s’agira plus que de les mettre dans leur tombe, ont rapidement déchanté. Ce fut le contraire.
En effet, forts de leur avance de deux buts (3-1) acquise lors du match aller, les Ecureuils pouvaient espérer se qualifier pour le dernier tour éliminatoire des
« Jeux Olympiques Londres 2012 ». Mais, hier, ils ont été rapidement désillusionnés sous les coups de boutoir répétés des attaquants sud-africains qui ont fait passer au malheureux gardien Wassiou Salami une après-midi cauchemardesque. Mais où est ce que Moïse Ekoué est il allé chercher ce gardien de but qui n’est pas titulaire de l’Aspac, dont il est sociétaire, ni deuxième portier ? Tout porte à croire que la sélection en équipe nationale du Bénin a toujours été drapée de mystère pour la plupart des joueurs invités. Certains joueurs ne manquent pas d’affirmer vertement que l’entraîneur leur prend de l’argent. Et à Johannesburg hier, le drapeau béninois a été souillé. Quelle honte pour notre pays !
Une transversale sortante consécutive à un coup de tête de Phumelele Bhengu en début de rencontre suivi à la 14e minute par le premier but dont le portier Wassiou Salami en porte l’entière responsabilité ouvre le bal des buts. Car onze minutes plus tard, Bongani Ndulula portera la mise à deux. La crucifixion de Wassiou n’est pas terminée puisque, avant la mi-temps, il a encore, par deux fois, chercher le ballon au fond de ses filets, sur une tête de Mandla Masango d’abord à la 37e minute ; franchement, le gardien de but béninois avait les gants en peau de pêche. Son bourreau, l’excellent attaquant sud africain Bongani Ndulula fait à nouveau trembler les filets béninois à la 41e minute.
Après la pause, l’entraîneur Moïse Ekoué qui a opéré un choix technico tactique suicidaire (4, 5, 1) pour son équipe, change le gardien Wassiou Salami par Bilao Eric, plus inspiré.
Comme pour vaincre le signe indien, Fadel Suanon réduit la marque à la 78e minute. Les Ecureuils manquent d’assurance, de conviction et de confiance depuis l’entame de la rencontre. Bongani Ndulula en profite à la 86è mn pour réaliser le coup du chapeau: 5 buts à 1.
L’Afrique du Sud rejoint ainsi l’Algérie, l’Egypte, le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui se sont qualifiés samedi dernier pour le dernier tour qui enverra trois représentants de l’Afrique à Londres et, peut-être, un quatrième si l’équipe africaine qui aura terminé à la quatrième place du tour final (2 groupes de quatre équipes au mois de décembre) sort victorieuse d’un match de barrage contre le quatrième des éliminatoires asiatiques.
Les Béninois mettront bien du temps pour digérer cette défaite. Par la faute d’une faune de profiteurs, on continue de le constater, le football béninois s’enlise davantage dans les profondeurs abyssales de l’océan Atlantique. Après la sévère correction des Eléphants ivoiriens infligée aux Ecureuils, il y a deus semaines à domicile (6 contre 2), c’est le tour des Ecureuils Olympiques d’aller prendre 5 bonnes gifles sud africaines alors qu’ils étaient donnés favoris sur le papier.
Johannesburg,
Félix SOHOUNDE Pépéripé
Le 20/06/2011