A l’heure où le Gouvernement du Dr Boni Yayi communique abondamment sur l’importance des investissements engagés au cours des cinq dernières années pour améliorer les conditions de vie et de travail des agents permanents de l’Etat, le mécontentement enfle dans le rang des agents des Eaux et Forêts. Ils ne comprennent pas pourquoi la 3ème phase de la Commission de Reclassement des Agents Permanents de l’Etat (CRAPE3) qui les concerne directement n’aboutit toujours pas.
(Photo ministre de l'Agriculture Katè Sabaï)
Contrairement à leurs homologues militaires comme paramilitaires de l’Armée, de la Police nationale et de la Douane qui ont été pris en compte depuis la séparation et l’autonomisation de chacun de ces corps, les agents des Eaux et Forêts sont, semblent-ils, laissés pour compte dans l’épineuse question de réactualisation de la carrière des agents permanents de l’Etat.
En effet, alors que suite à la désaffiliation à l’issue de l’historique Conférence nationale, les Eaux et Forêts ont été mis à la disposition du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, leurs collègues des autres corps ont été satisfaits du point de vue du suivi de leur carrière ainsi que relativement aux avantages salariaux y afférant, les forestiers ont été oubliés et connaissent un traitement salarial et une gestion de carrière nettement désavantageux.
Eu égard à cette situation qui était intenable et après qu’ils ont menacé d’aller en grève, la Commission de Reclassement des Agents Permanents de l’Etat a été indexée. Comme réponse justificative de cette discrimination que subissent les agents des Eaux et Forêts, la CRAPE3 a évoqué le manque de moyens financiers. D’importants moyens financiers ont alors été mis à sa disposition en vue d’un traitement diligent de la situation des fonctionnaires des Eaux et Forêts. Mais depuis lors, rien ; c’est le silence plat. Si du côté de la commission présidée par Monsieur Aguiar, le travail a déjà été fait, qu’est-ce qui bloque alors l’application de la décision tant attendue par les agents des eaux et Forêts ?
Face au silence plat du côté de ladite commission, la colère monte chez les très fâchés des eaux et Forêts qui menacent de descendre dans la rue très prochainement, si rien n’est fait pour décanter la situation.
En effet, de sources sûres, nous apprenons que des contacts sont pris et qu’il n’est pas à exclure des actions d’envergure importante dans tous les départements du pays pour que les agents des Eaux et Forêts manifestent leur mécontentement. Il serait même évoqué des mouvements sociaux avec des armes et tout l’arsenal (cadavres formolisés d’animaux, branchages et autres accessoires). Ce qui aggraverait le climat social déjà tendu, du fait de la mobilisation des syndicats de base qui veulent en découdre avec l’Exécutif. Vivement donc que diligence soit fait par qui de droit pour donner satisfaction aux agents des Eaux et Forêts du Bénin.
Faustin B. ADJAGBA
Le 05/07/2011