La fête du 1er août 2011 aura lieu à Natitingou, chef-lieu du département de l’Atakora. A jour J-22, le visage de la ville de ville laisse à désirer. Natitingou semble être sur les traces de Parakou, Abomey, Lokossa et Porto-Novo.
(Photo Lambert Koty, ministre des travaux publics)
Suite aux manifestations des populations dans la ville de Natitingou réprimées récemment dans le sang par les forces de l’ordre, l’opinion pensait que les autorités allaient mettre les bouchées doubles pour finir à temps les différents travaux entrant dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance.
Mais le constat est plutôt désolant. A part le stade municipal dont les travaux seraient réalisés à plus de 85%, on se demande si les entreprises ayant en charge la construction des autres infrastructures pourraient tenir dans le délai. De la salle prévue pour la tenue du Conseil des ministres aux résidences des invités, tout est sens dessous, sens dessus. La question qui se pose est de savoir quand est-ce qu’on cessera avec l’improvisation dans l’organisation d’une célébration aussi importante que la fête de l’indépendance ?
En effet, depuis la prise de cette importante décision par le Chef de l’Etat de célébrer la fête du 1er août de façon tournante, l’improvisation s’est invitée dans la danse. De Parakou à Porto-Novo en passant par Abomey et Lokossa, l’improvisation, la précipitation et le retard ont toujours caractérisé la gestion des chantiers dont les entreprises adjudicataires ont tendance à tout mettre sur le dos de la lenteur qui caractérise malheureusement l’administration béninoise. Quand sonnera enfin l’heure de la gestion d’aussi sensibles dossiers selon l’orthodoxie ? Tel doit être le défi des autorités compétentes.
Félix OTENIA
Le 11/07/2011