Le Directeur départemental de la Santé (DDS) du Mono-Couffo, le Docteur Alphonse Todéssayi, sera devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lokossa ce jour, pour répondre des faits presque similaires à l’affaire DSK.
(Photo Mme Dorothée Akoko Kindé Gazard, ministre de la Santé)
Tenez-vous tranquilles ! Cette affaire ne s’est pas passée aux USA, mais ici au Bénin et plus précisément à Lokossa. Il s’agirait, d’après nos investigations, d’une histoire de complicité d’adultère. Le DDS aurait été surpris à son domicile avec la femme de son collaborateur T. E. Ce dernier a eu vent de ce que les relations entre son épouse et son patron ont dépassé le cadre professionnel pour celui de l’infidélité conjugale. C’est ainsi qu’il se rend au domicile de celui-ci vendredi dernier dans la soirée. Sa femme y était effectivement. Première réaction, T.E. va directement au commissariat de la dite ville pour informer le commissaire. Ce dernier activa un groupe de policiers à la demeure du DDS. Les policiers reviennent quelques minutes plus tard avec dame P.O. et son présumé complice, le DDS.
Dame P.O. rentre chez elle alors que le DDS fut gardé à vue et ne sera libéré que le samedi matin. Il sera déféré devant le parquet ce jour. Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers le tribunal de première instance de Lokossa pour la décision du Procureur de la République sur cette ténébreuse affaire de sexe. Si cela s’avérait, ce serait l’occasion de donner un cinglant avertissement à ces nombreux patrons et autres Directeurs généraux qui ne cessent de harceler leurs collaboratrices. Mais dans le cas contraire, seul le parquet en décidera.
La procédure d’arrestation a-t-elle été vraiment suivie ?
Dans cette sombre affaire que d’aucuns qualifient déjà de coup monté, certains juristes que nous avons approchés font remarquer qu’avant la mise en garde à vue d’une personnalité de ce rang, le Procureur de la République devrait d’abord en être informé. Même avant l’envoi des policiers sur les lieux. Ils affirment que même la décision d’arrestation ou non du haut fonctionnaire de la Santé qu’est le DDS devait être prise par le Procureur de la République qui devait à son tour en informer le Garde des Sceaux par le biais du Procureur Général… Est-ce que ça a été le cas ?
Une autre préoccupation : pourquoi dame P.O. n’a pas été gardée elle aussi à vue ? Elle qui est allée de son propre gré chez le DDS la nuit ? L’a-t-on forcé ou mise de force dans une voiture pour la conduire au domicile du DDS ? Autant de questions que se posent des Béninois et que le Procureur de la République seul pourra apprécier.
FSP
Le 13/07/2011