Folklore ou pas, les derniers faits de l’actualité montrent que le Président Boni Yayi, dans le cadre de la « Refondation » qui va sous-tendre son second et dernier quinquennat, est décidé à lutter contre la corruption et veut vraiment mettre hors d’état de nuire les fossoyeurs de l’économie nationale.
Cette disposition, le chef de l’Etat l’a publiquement manifestée lorsque recevant les inspecteurs généraux des ministères, il les a très nettement sensibilisés à plus de rigueur dans leurs missions de contrôle de l’orthodoxie financière dans les ministères.
Poussant plus en avant cette disposition, Boni Yayi vient de manifester son désaveu formel par rapport à la gestion de l’un de ses anciens ministres qui était perçu, à tort ou à raison, comme son protégé personnel : Nicaise Fagnon (
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En effet, dans un communiqué rendu public en bande d’annonce par la télévision nationale (Ortb), l’ancien ministre des travaux publics et des transports terrestres de Boni Yayi est en passe d’être convaincu d’irrégularités dans l’attribution d’un marché à la société GACO-Security. La décision du Président Boni Yayi d’abroger l’arrêté signé par cet ancien ministre et qui accordait le marché à la société en question témoigne de la gravité des irrégularités relevées à l’encontre de l’intéressé.
Elu député à l’issue des dernières élections législatives, Nicaise Fagnon siège actuellement à l’Assemblée nationale et jouit de l’immunité parlementaire. Etant donné que les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu alors qu’il était ministre de la République, seule la Haute Cour de Justice pourra connaître de l’affaire. Et pour cela, il aura fallu la levée de son immunité parlementaire. Ce qui risque d’aboutir. Vu la majorité confortable dont le Président de la République bénéficie à l’Assemblée nationale et au regard de la virulence des critiques de mal gouvernance que l’opposition parlementaire avait formulées contre le même Nicaise Fagnon dans sa gestion de la Société nationale de promotion agricole (Sonapra), la probabilité est forte pour que la majorité requise pour la levée d’une immunité parlementaire soit atteinte. Sale temps en perspectives donc pur le député de Dassa-Zounmè !!!!
Faustin B. ADJAGBA
Le 13/07/2011