
De plus en plus on ne sait pas que la pollution atmosphérique est l’un des facteurs de réduction de la longévité humaine.
Cotonou, ville cosmopolite du Bénin, est l’une des cités au monde réputée dans la pollution atmosphérique. Chaque jour, des tonnes de fumée polluante produite par les véhicules, les motos (à deux temps), les moulins à maïs, les industries et sociétés de transformation échappent en atmosphère ; accompagnées du monoxyde carbone CO, du gaz carbonique (CO2) et du plomb très dangereux pour l’Homme. Pendant que des millions de Béninois vaquent à leurs occupations tout le temps sans se rendre compte du danger qu’ils courent en inhalant cette fumée, les autorités du pays ne réagissent presque pas. Comment cela peut-il en être quand on sait que des milliers d’individus risquent leur vie en s’exposant à la fumée ? Certes, on ne ressent pas tout de suite les effets ni dans quelques mois, mais il faudra attendre quelques décennies pour commencer par manifester les symptômes de cancer, de la cirrhose de foie, de trouble cardiaque, de chute de cheveux, de troubles visuels et mentaux… Voilà ce qui est la cause directe d’augmentation du taux de mortalité chez les adultes. Une telle situation contribue scrupuleusement à la réduction de la longévité chez l’Homme. Etant donné que le commun des Béninois n’a pas les moyens consistant pour se soigner, ce qui conduit à des complications d’ordre clinique. En effet, dans les hôpitaux, les centres de santé et cliniques il n’est pas rare d’enregistrer plusieurs cas de décès dans la tranche d’âge comprise entre 45 ans et 70 ans. La preuve c’est dans cette tranche que les maladies dérangent beaucoup les adultes. Et pour cause ! Les anticorps qui luttent contre les toxines des fumées inhalées dans l’organisme humain n’ont plus leur efficacité avec le temps. Encore que dans ce 3ème millénaire où l’alimentation est artificielle et pauvre en minéraux et vitamines, il n’est pas étonnant de constater une manifestation précoce des maladies.
Au regard de cette situation touchant le commun des mortels, il est important pour le ministère de la santé et celui de la décentralisation de prendre les mesures idoines pour assainir l’environnement humain. Car chaque bouchée de fumée inhalée correspond à une diminution de vie. L’on ne doit pas oublier que si le phénomène n’est pas ralenti, il y aurait dans l’avenir une génération des fébriles.
Richard BEMBA
Le 03/03/2008