Les difficultés que connaît actuellement la Commission électorale nationale autonome (Cena 2008) dans l’organisation normale des élections locales sont liées à la fois au financement du scrutin (un consensus vient d’être obtenu entre Gouvernement et Cena), et au grand retard mis dans la mise en place des commissions électorales d’Arrondissement (démembrements de la Cena). Si la première difficulté est en passe d’être résolue grâce à l’accord du mardi dernier, la seconde par contre, ne semble émouvoir personne, même ceux qui sont responsables de cet état de chose.
Les députés en effet, n’ont pas encore finalisé ces listes très indispensables pour les opérations électorales à la base. Il faut ajouter à cela le non démarrage du recensement des électeurs. Ces faits matériels encore à l’étape embryonnaire, sont constitutifs de motifs réels des reports successifs que connaît ce scrutin. Alors pour réussir ce dernier, il faut des conditions objectives dont l’omission d’une quelconque a des conséquences néfastes sur la qualité des résultats obtenus au finish. Pour éviter d’en arriver à des résultats peu transparents et peu fiables, donc contestables, le bon sens recommande que toutes les mesures responsables soient prises. C’est ce qui objectivement, a conduit aux ajournements. Et les partis politiques qui y ont un grand intérêt devraient veiller pour qu’il en soit ainsi. Mais au niveau de certaines formations politiques, la question n’a pas été mûrie ainsi et elles ont voulu exploiter leur proximité d’avec le Chef de l’Etat pour recommander juste le contraire de ce qu’il fallait. Elles trouvaient déjà dans un report un danger. Lequel ? La réflexion n’a pas été poussée loin pour percevoir que le danger viendrait plutôt du maintien de la date initiale du 13 avril. Et le Chef de l’Etat qui a été sérieusement édifié sur l’évolution de la situation, a préféré donner du temps aux choses pour qu’elles se réalisent dans les normes.
Donc, la précipitation, exit !
Félix-Sophily SOSSOU.
Le 07/03/2008