Jeunesse oubliée, jeunesse sacrifiée, jeunesse sans emploi, jeunesse … sans voix, sont autant les caractéristiques de cette couche sociale béninoise. Les causes ne sont nullement économiques, elles sont le fruit de la mauvaise volonté de certaines personnes, jalouses du progrès des jeunes.
Pour réussir leur coup contre les jeunes, elles ont intégré les hautes sphères de décisions d’où elles créent des mécanismes qui éliminent et éloignent cette couche de la gestion réelle des affaires publiques.
De façon constitutionnelle, les jeunes n’ont pas droit de briguer la magistrature suprême par exemple. (Il faut d’abord avoir 40 ans)
De façon réglementaire, ils ne peuvent plus prétendre à l’exercice d’une fonction publique si leur formation dure trop où s’ils ne se hâtent pas de se trouver un abri dans l’Administration publique etc.
Pour les consoler peut-être, on les intéresse un peu en leur trouvant des consolantes. On les place quelque part où ils sont sous ordre, d’où on peut les contrôler plus facilement en leur donnant un moule. On leur arrache tout pouvoir de responsabilité. On les brime à la limite.
En politique, ils sont dupés. Véritables bêtes électorales, on abuse de leur misère en se moquant d’eux. On fait semblant de les aimer puis peu après, on les oublie après le pari gagné. Aujourd’hui encore, on les conduit sur les sentiers les plus dangereux, les appose entre eux, on se sert simplement d’eux pour se hisser au pinacle. On fait semblant de les aimer, de les défendre puis après, on les jette aux orties, quitte à eux de se défendre. Aujourd’hui plus qu’hier, on se passe pour leur porte-flambeau, on parle en leur nom, avec véhémence. Mais après, plus rien. Tout redevient noir devant eux. Jusqu’à quand ?
Félix-Sophily SOSSOU
Le 12/03/2008