La Commission électorale nationale autonome (Cena), n’est pas la seule à connaître des difficultés dans la conduite de cet inédit processus électoral.
Outre les handicaps matériels et juridiques qui ont caractérisé les élections successives du bureau et les reports successifs de dates de tenue du vote, beaucoup d’autres entraves ont émaillé la première étape du scrutin, à savoir la constitution des agents recenseurs et le recensement électoral. En même temps que cette institution écumait ses déboires, c’est le branle–bas au niveau des partis politiques. Ils sont aux aussi éprouvés par le positionnement controversé des candidatures. Si bien que ces reports connus, bien que non voulus arrangeaient quelque part quelque chose. Les partis ont eu le temps de faire et de défaire leurs bordereaux, de’ les remanier et de les adapter aux aspirations des militants toujours exigeants. Même jusqu’à présent, la polémique continue. C’est ce qui fera qu’après même la publication des listes des candidats aux postes de conseillers, des modifications sensibles seront notées ça et là, tel qu’il en sera des listes des électeurs fictifs après affichage. Si les contraintes connues à la Cena ne sont pas de nature à favoriser le bon déroulement des élections, elles sont cependant applaudies en douce dans les milieux en compétition. Sans être forcement responsables de ces hics, ces milieux en profitent allègrement pour finaliser, raffiner leurs listes qui doivent être très compétitives compte tenu de la qualité et de l’audience des personnes qu’elles renferment. Difficultés oui, mais cela rend service aussi.
Félix-Sophily SOSSOU
Le 28/03/2008