L’histoire politique nationale est très animée ces derniers temps. La période paraît tout indiquée pour ces joutes à caractère électoral. Chacun veut se donner le maximum de chance pour gagner la partie. Tous les moyens y sont utilisés même ceux les plus abscons et… illégaux. Des stratégies sont scrutées mais celles-ci si elles ne sont pas réfléchies, ne sauraient servir de vecteur pour le succès.
Parfois mal orientées, ces stratégies desservent plutôt ; les chantres s’affrontent, mettant parfois à nu leur capacité limitée de perception et d’analyse des choses. S’ils ne prennent pas le recul nécessaire pour prendre de la hauteur par rapport aux événements, tombent dans la trivialité.
Le Bénin n’a pas de classes politiques mais des hommes avec leurs sentiments et émotions. Tous font partie d’une même classe politique. Ceux qui émergent aujourd’hui ne sont pas sortis du néant ; ils ont été longtemps abreuvés à la source de l’ancienne classe qui n’est pas absente mais vivace et omniprésente dans l’histoire politique présente, sauf ceux qu’il a plu au Seigneur de rappeler auprès de lui. Personne n’est neuf mais tous sont nouveaux s’ils ne sont connus d’une manière ou d’une autre par le peuple.
Ceux qui ont pendant longtemps tenu bon finissent par saisir l’opportunité qui les fait nouveaux sur la scène. Mais à y voir de près, ils appartiennent presque tous à la même génération ou ont eu le même parcours politique. Seulement, ceux qui émergent aujourd’hui qualifient leurs prédécesseurs d’anciens-en matière de gestion politique – et oublient qu’ils ont fait la même école. La vieille classe, c’est tous ceux-là et non ceux qui jeunes de par leur âge et expérience, tentent d’arriver aux affaires pour imprimer au pays une autre façon de conduire les hommes et les affaires publiques.
Le Bénin n’a pas encore connu cette classe qui se démarque totalement d’une autre « ancienne».
Félix-Sophily SOSSOU
Le 04/04/2008