C’en est assez. Enfin ! Les commissions électorales nationales autonomes (Cena) successives ont largement donné la preuve tangible de leurs limites. Des fraudes organisées aux démissions sans crainte de parjure, sans oublier les cacophonies de leur constitution, on en a vu de toutes les couleurs. Pendant longtemps et de façon congénitale, les Cena n’ont pu réussir, aucune d’ailleurs n’a pu exister sans essuyer la moindre faiblesse.
Même si cette structure a fait école, elle n’est pas pour autant épargnée des critiques qui fondent certains à se résoudre à son inutilité. A cause de ce qu’elle voulait servir de vecteur à la tricherie et d’instrument consacrant des résultats tronqués et nébuleux, elle n’a pu dans certains cas, terminer sa mission qui est d’organiser et de réussir le scrutin. C’est dans ces cas précis que pour éviter au peuple des heurts et des crises sociales, la Cour constitutionnelle en son temps s’est substituée à elle pour jouer à sa place le rôle qui est le sien.
Aujourd’hui plus qu’hier, c’est à d’autres formes de faiblesses qu’on assiste ; celles inespérées, tout nouvelles. Heureusement et de plus en plus, des mesures restrictives sont prises pour éviter qu’elle devienne budgétivore.
Malgré les mesures correctives pour la rendre plus dynamique et plus efficace, la Cena continue de réveiller ses carences liées aux hommes et aux textes qui la fondent.
Et c’est par exemple ces difficultés notoires qui ont conduit aux reports successifs de la date de la tenue des élections municipales, communales et locales de 2008. Il est maintenant temps pour qu’on en fasse comme le souhaite le peuple, une structure pérenne ou, trouver carrément une autre formule, peut-être administrative, pour des élections crédibles, transparentes, justes et paisibles. Il est vraiment grand temps !
Félix-Sophily SOSSOU
Le 07/04/2008