
La représentation nationale est aujourd’hui bloquée, malgré l’impérieux devoir qu’ont les députés doivent mettre les bouchées doubles pour doter le Bénin des lois nécessaires à son bien être et à son développement.
Cette situation ne semble pas être à l’avantage du président de l’institution (Photo Mathurin Nago). Elle risque de perdurer du fait des dernières déclarations de ce dernier qui pourtant est comptable des performances et du bilan de cette institution.
La crise qui secoue aujourd’hui l’Assemblée nationale a pour nœud gordien la personne du président de cette institution qui selon les avis des uns et des autres ne semble plus recueillir le consensus qui l’a porté au perchoir. Une bonne frange de la représentation nationale fait bloc contre lui et jure de le faire partir ou de lui rendre l’institution ingouvernable. Ces menaces sont aujourd’hui une réalité dans la mesure où une session est sur le pont d’être close sans qu’aucune activité concrète ne soit menée. Ces députés mécontents ayant décidé de boycotter toute activité tant que l’installation des maires élus suite aux dernières joutes communales ne soit une réalité. Des tractations sont en cours pour le retour à la normale. Même le président de la république après reconsidération de la situation politique est en train de tendre la main à ses opposants qui se trouvent être les mêmes que celui du président de la représentation nationale. Mais coup de théâtre, ce dernier, suite à sa dernière visite au président de la république a encore enfoncé le clou par des déclarations qui ne laissent aucun doute sur sa position de va-t- en guerre, ce qu’on attendait le moins en de pareilles circonstances. Les députés campés sur leur logique de revendication politique sont en train de mettre à mal notre démocratie et notre développement, le président de l’institution qui face aux lourdes responsabilités dont il a la charge n’a pas la retenue nécessaire pour calmer le jeu. Le minimum à espérer dans cette situation aurait été de rester au dessus de la mêlée. Ce dernier semble avoir perdu de vue le fait qu’il est le premier responsable de l’institution et comptable devant la nation, l’histoire et le monde, des faits marquants de cette législature. Face aux grands défis de développement dont les soubassements sont la paix, la concorde et la promotion du dialogue sociale, il urge que les uns et les autres mettent de côté les intérêts partisans. Le peuple observe et saura au moment opportun situer les responsabilités.
Yves HOUETO
(Correspondant Ouémé/Plateau)
Le 07/07/2008