
L’état des lieux : ceux qui peuvent rester, les départs probables et les outsiders.
Aujourd’hui plus qu’hier, le terrain est plus ou moins balisé pour effectuer un remaniement ministériel de fond. Les élections locales du 20 avril terminées, le sommet de la Cen Sad organisé et la juridicité de la Cour Constitutionnelle rétablie, les conseillers du président de la République sont à court d’arguments pour convaincre celui-ci d’une quelconque nécessité de différer le remaniement tant attendu. Peut-on faire des omelettes sans casser des œufs ?
La construction d’un pays répond d’un ensemble d’exigences et de volonté citoyenne. C’est pourquoi il faut choisir les hommes compétents et qualifiés pour conduire les différentes actions initiées selon un chronogramme en vue du développement du pays. La gestion des affaires publiques appelle donc beaucoup de prudence et du sens de la répartie pour la concrétisation des résultats attendus. Ainsi, en toute impartialité, votre journal s’est permis d’apprécier les œuvres des ministres actuellement en poste, en attendant le prochain remaniement. Nous vous proposons également dans ce dossier, un portrait robot des éventuels ministrables.
La fougue républicaine et patriotique qui a animé les ministres à leurs prises de fonctions a connu des fortunes diverses. Quelques ministres ont su manager leur portefeuille avec brio malgré les difficultés en amont et en aval. Certains peinent à s’adapter au rythme infernal impulsé par la dynamique du changement sous la houlette du président de la République. D’autres sont essoufflés et accumulent des contres performances. Cette incapacité managériale lézarde l’édifice gouvernemental et fragilise la cote du premier magistrat. Ces deux dernières catégories de ministres ont conscience de l’épée de Damoclès qui plane sur leurs têtes, connaissant l’impartialité du Dr Boni Yayi en matière de rendement.
En procédant aux nominations, le Chef de l’Etat fera en sorte que les hommes et les femmes qu’il aura choisis aient les qualités susceptibles de féconder les aspirations et les attentes légitimes du peuple. C’est pourquoi, la Rédaction de votre journal a cru bon de recueillir les opinions des Béninois à travers un sondage qui a permis de réaliser ce dossier. De leurs appréciations, il ressort ce qui suit :
Ceux qui peuvent rester
1er Kessilé Tchala : 15,50 ; Ministre de la Santé
La gratuité de la césarienne est une mesure encourageante prise en tenant compte des besoins des enceintes bénéficiaires. De par son expertise, ce ministre a permis que l’opération très coûteuse de la prostate se fasse désormais dans son pays en dotant le Cnhu du matériel de pointe requis. La distribution des moustiquaires imprégnées sur toute l’étendue du territoire fait partie du catalogue de ce ministre patriote qui a préféré se sacrifier pour son pays au lieu de rester en Europe où les conditions de vie et de travail sont des meilleures.
1er ex aequo Pascal Irénée Koupaki : 15,50 ; Ministre d’Etat chargé de la Prospective, du Développement et de l’Evaluation de l’action publique
Force tranquille, il l’est et il convainc. C’est le « right man at the right place » du gouvernement. Les valeurs intrinsèques qu’il affiche et sa grande maîtrise des dossiers font de lui un incontournable. Même ses détracteurs ont fini par se taire en reconnaissant tout simplement que l’homme est bon. Par ses qualités, il force l’admiration. Qui dit mieux!
3ème Issifou Kogui N’Douro : 14,00 ; Ministre d’Etat, chargé de la Défense nationale
Les bruits de bottes sont sérieusement amortis par la recherche permanente de l’amélioration des conditions de vie dans les casernes où règne le calme. Avec lui, la peur d’un conflit avec un voisin du Bénin est éloignée. Mieux, les forces armées béninoises régulièrement recyclées font la fierté du pays sur des champs d’opération internationaux.
4ème Galiou Daouda Soglo : 14,00 ; Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs
Les résultats pantagruéliques du mois de juin ne peuvent que permettre aux plus sceptiques de se rendre compte que c’est un ministre qui est soucieux du décollage du sport au Bénin. Ces actions qui s’inscrivent dans la droite ligne du changement se révèlent efficaces. Le souci affiché est naturellement : écrire de belles pages du sport national. Avec le ministre Galiou Soglo, les efforts de ce ministère portent leurs fruits de façon progressive et la catastrophe d’hier est conjuguée au passé. Le Bénin devient de plus en plus visible sur l’échiquier international.
(A suivre)
Le 07/07/2008